lundi, 02 juillet 2018 06:09

MOREL David

« OASIS RÉUNION »
Soutien de David MOREL
Conseiller en Agriculture Biologique à la Chambre d’Agriculture de La Réunion
 

OASIS RÉUNION
Pour solutionner les défis à venir.

    D'ici 2050, on s'attend à 9 Milliards d'habitants sur terre et La Réunion verra sa population passer de 845 000 habitants à 1,1 Million.

    Les problématiques mondiales sont conséquentes et l'agriculture doit accomplir une part importante du changement annoncé, en pesant sur différents leviers, pour résoudre d'une part :

  • des  diminutions obligatoires telles que les Gaz à effet de serre (GES), les pollutions agricoles (engrais, pesticides, érosions), la concurrence entre alimentation et énergie( produire l'un et l'autre, pas l'un ou l'autre)

et d'autre part :

  • augmenter obligatoirement par deux la production agricole et la production d'énergie, tout en sachant que les surfaces cultivées seront sensiblement les mêmes (pertes par urbanisation et désertification - « gains » par la déforestation).
     

Pour relever ces défis et résoudre ces problèmes, l'agriculture doit :
Augmenter ses rendements – Diminuer ces pollutions
DONC PRODUIRE AUTREMENT

   
Force est de constater que les pratiques agricoles conventionnelles qui se sont imposées depuis la fin de la 2ème Guerre Mondiale, ont permis d'avoir des succès tels que : l'augmentation des rendements, une moindre pénibilité des tâches, un développement des produits agro-alimentaires... assurant le niveau de vie dont nous profitons aujourd'hui (principalement les pays riches).

    Cependant ces acquis sont menacés à cause de ces pratiques, par l'usage ou le mauvais usage des différents outils du travail du sol, des engrais, des pesticides, n'arrivant plus à faire augmenter les rendements même avec des cultures à haut potentiel génétique. Aussi ces pratiques conventionnelles mettent en péril notre environnement, notre modèle de durabilité du monde, à savoir :

  • les services d'approvisionnement : nourriture en quantité et en qualité, l'eau douce, ressource génétique …
  • les services de régulation : régulation du climat, des maladies, de l'eau, purification de l'eau, pollinisation...
  • les services culturels : spirituel et religieux, récréation et écotourisme, esthétique, éducatif, sentiment d'enracinement...

    Ayons cette lucidité et portons cette responsabilité de ce changement de paradigme. Changeons pour une agriculture agro-écologique avec des pratiques connues et éprouvées dont fait partie LA BIO, qui est une référence solide (mais qui devra aussi s'améliorer en retrouvant l’équilibre lié à la biodiversité de l’agro-sylvo-pastoralisme).

 

En soutenant ce mouvement citoyen qu'est le collectif « OASIS RÉUNION » qui prend sa part de responsabilité, nous œuvrons pour ce changement primordial et ambitieux pour l'avenir de tous, ayant pour objectifs le soutien et le développement de l'Agriculture Biologique sur l'Ile de la Réunion, dans le respect des traditions locales, des savoir-faire, de la spécificité des terroirs et de leurs micro-climats.

David Morel, conseiller en Agriculture Biologique à la Chambre d’Agriculture de La Réunion

 

 

 

 

LA BIO à la Réunion en quelques chiffres

En constante augmentation, l'Agriculture Biologique sur La Réunion est représentée par 350 opérateurs dont 291 producteurs, répartis pour 43% sur le Sud, 23% pour l'Ouest, 7% pour le Nord et 25% pour l'Est,

    avec en 2017 / 2018 la moitié des nouvelles installations agricoles en BIO.

     Sur une superficie totale de près de 900 hectares (Bio et conversion), la majorité des systèmes d'exploitation sont à dominante cultures fruitières et/ou maraîchères représentant 50% des surfaces, suivis des PAPAM (Plantes Aromatiques à Parfum et Médicinales, majoritairement vanille) pour 20%, le reste se partage entre les surfaces fourragères et les friches principalement.

    La moyenne de la surface agricole utilisable BIO est de 3,2 ha par exploitation, mais sont incluses les friches et jachères qui représentent en moyenne 1/3 de la surface. Ce tiers déjà certifié, représente un réservoir de production rapidement mobilisable. Ce potentiel de développement constitue un atout important pour la filière.

    Les productions Biologique et conversion représentent 2500 tonnes. Les fruits et légumesatteignent 90% des volumes répartis pour 60% légumes et 40% fruits. Les 10% restants se partagent entre les PAPAM (surtout vanille) et la canne à sucre.

    L'élevage amorce son développement avec principalement la production d'œufs pour un effectif de 2000 à 3000 poules, suivie de l'apiculture avec 1400 ruches.

    Des projets sont en cours de réalisation pour la volaille de chair et au stade étude pour d'autres filières animales.

    Sur le plan économique, les exploitations Biologiques sont de taille moyenne ou petite, assez proches des exploitations traditionnelles / conventionnelles.

    Le système est de type familial, 85% ont un PBS* inférieur à 100 000 euros et 41% un PBS* inférieur à 25 000 euros.

    La dimension économique estimée à partir des PBS* conduit à une estimation de la valeur de la production dépassant 8 Millions d'euros pour la filière.

*PBS : Produit Brut Standard (par défaut le PBS est basé sur les références de l'agriculture conventionnelle) - Agreste ; DAAF de la Réunion - Mars 2017.


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Lu 490 fois Dernière modification le mardi, 06 novembre 2018 02:35
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